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25 juin 2019

Future, OrelSan, Abd Al Malik, Reda Taliani : Mawazine toujours aussi irrésistible !

Rabat, 24 juin 2019 : Avec son flow élastique et sa lenteur énergique, l’Américain Future a marqué de son empreinte la quatrième journée du Festival Mawazine-Rythmes du Monde. Au programme : un concert d’anthologie signé par un artiste hors-norme naviguant à souhait entre la Dungeon Family des années 1990 et la trap-music moderne. Considéré comme l’artiste le plus intéressant de la scène rap Outre-Atlantique, Future a réuni à l’OLM Souissi le public des grands soirs. Avec à la clé une ovation digne d’une mégastar.

Lui aussi est l’incarnation du verbe et du rap. Depuis ses débuts fulgurants sur Internet en 2008, avec plus d’un million d’internautes accrochés à ses clips retentissants, OrelSan est devenu une icône de la musique francophone. Sur la scène internationale, sa performance a été à la hauteur de sa réputation : un véritable carton devant une foule hypnotisée par son flow incroyable.

Autre figure au panthéon du hip hop contemporain, le frenchy Abd Al Malik a pris sous sa coupe le public du Théâtre National Mohammed V. Et de quelle manière ! Apportant au rap une esthétique nouvelle qui transcende les genres, l’homme aux multiples talents (poète, slameur, écrivain et réalisateur) a livré ses textes les plus forts accompagnés d’une musique irrésistible. Résultat : une standing ovation méritée pour un artiste toujours inégalé.

Enorme performance aussi ce même soir pour le très attendu Reda Taliani. A Salé, la star algérienne du raï a été littéralement portée par les festivaliers. Son tube Va Bene a été repris en choeur par une foule en délire venue nombreuse vibrer aux sons d’un Maghreb électro. La chanteuse amazighe Saïda Titrit, dont le succès est tout aussi fulgurant, a quant à elle trouvé la combinaison parfaite pour charmer l’audience : de belles paroles, des mélodies envoûtantes et une voix suave qui font toute l’alliance entre le traditionnel et le contemporain.

A Nahda, l’Egypte était à l’honneur avec le concert très suivi de Saad El Soghayar. Ce surdoué de la derbouka a combiné à merveille les influences de la pop orientale et le style classique égyptien. Auparavant, la scène orientale a applaudi Mohammed Assaf, vainqueur de la seconde saison d’Arab Idol en 2013, dont le répertoire entre chansons jabali et titres modernes en fait un ambassadeur incontournable de la Palestine.

Au Bouregreg, le public avait rendez-vous avec une formation exceptionnelle. Formée de huit divas réunies dans la lutte contre les violences faites aux femmes, Les Amazones d’Afrique ont réunit les plus grandes voix du continent : Kandia Kouyaté, Mamani Keita, Rokia Koné, Angélique Kidjo, Nneka, Mariam Koné, Mouneissa Tandina et Pamela Badjogo, rien que ça ! Une prestation historique qui a insufflé un message de paix et de tolérance entonné par tous les spectateurs.

L’amour de la musique était aussi présent au Chellah, où le public a sillonné l’Europe de l’Est en compagnie de Marcela y los Murchales. A sa tête, Marcela Cisarova, une chanteuse et danseuse de Slovaquie, qui maîtrise tout l’art de la musique tzigane slovaque. Une très belle référence pour une nouvelle page du programme consacré cette année au peuple rom par la scène des musiques traditionnelles.

Toute la journée, place Moulay Hassan ou sur la corniche du Bouregreg, les festivaliers ont aussi pu découvrir les percussionnistes d’Akdim Batucada et la formation circassienne Acro-Maroc. Des acrobaties folles et des rythmes dansants qui ont enchanté les adultes et les enfants !

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