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24 mai 2016

Hatem Al Iraqi, Natacha Atlas et Maître Gims

Un trio de rêve pour une quatrième journée de folie

Pour sa quatrième journée, le festival Mawazine proposait une affiche de très grande qualité avec, en premier lieu, le concert du rappeur le plus connu de France : Maître Gims. Celui qui connu la notoriété dès 2009 en devenant le leader vocal du groupe Sexion d’Assaut, avec lequel il a remporté six disques de platine et un disque de diamant, a brillamment gagné ses galons de chef de file de la scène hip hop francophone. A l’OLM Souissi, c’est le visage de l’artiste solo que Maître Gims a montré aux 120 000 festivaliers réunis aux cris de « Bella », le single qui a permis au chanteur de dépasser les 200 millions de vues sur YouTube. A la clé : un concert bluffant d’énergie au cours duquel le rappeur a tenu à rendre hommage à Sa Majesté le roi Mohammed VI en scandant l’hymne national du Maroc, l’artiste a alors enchaîné ses meilleurs titres dont ceux de son dernier album, Mon cœur avait raison, devenu disque de platine une semaine après sa sortie.

Éclatante sur la scène dès le début des années 90, Natacha Atlas a gagné en quelques années une reconnaissance mondiale grâce à sa fusion entre les musiques occidentales et orientales. Au Théâtre National Mohammed V, ce sont ses titres les plus récents que la chanteuse a livré à un public conquis d’avance. Après plusieurs albums avec le groupe londonien Transglobal Underground, une Victoire de la Musique avec le single Mon amie la Rose et des albums studio aux horizons artistiques plus libres que jamais, Natacha Atlas a largement puisé dans son dernier opus Myriad Road, un album jazz composé et coproduit par le brillant Ibrahim Maalouf.

Sur la scène du Bouregreg, c’est Omar Sosa & Friends-Tribute to Mahmoud Guinea, né en hommage au maâlem Mahmoud Guinea, qui a mis en lumière le talent rare de l’artiste et pianiste cubain Omar Sosa, qui a partagé la scène avec le défunt maâlem en 2013 lors du festival Gnaoua d’Essaouira. Pour ce concert hommage, Omar s’est entouré de musiciens qui ont également partagé la scène avec Mahmoud Guinea ou ont été influencés par son art. Cette formation éclectique, qui a notamment connu la participation exceptionnelle de Majid Bekkas, a produit un spectacle d’une rare intensité qui a été très apprécié du public.

Festival de toutes les musiques, Mawazine a accueilli avec émotion le grand Hatem Al Iraqi, l’une des plus belles voix d’Irak. Surnommé le Rossignol ou le Roi des Mawals, le chanteur originaire de Bagdad a proposé les plus grandes chansons de son répertoire, composant un formidable reflet du patrimoine historique et culturel irakien. Tous ces titres à succès ont été repris en chœur par les festivaliers au cours d’un concert mémorable. Auparavant, c’est un compatriote, Walid Al Shami, jeune étoile montante de la scène arabe, qui a offert un concert très suivi.

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