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22 juin 2019

Liesse populaire et programmation de haut vol pour l’ouverture de Mawazine

Rabat, 21 juin 2019 : Sous le Haut Patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, la 18e édition du Festival Mawazine-Rythmes du Monde a démarré ce vendredi soir en fanfare avec une foule en liesse. Toutes les générations étaient présentes, confirmant la popularité exceptionnelle de la manifestation qui a récemment été classée, avec 2,5 millions de spectateurs, comme la premier événement musical de la planète par le site de référence Statista, loin devant le Donauinselfest en Autriche ou Coachella aux  Etats-Unis !

Sur la scène Nahda, le concert très attendu de la diva libanaise Carole Samaha a ainsi réuni un public nombreux venu écouter les plus beaux morceaux de la chanteuse. Des titres repris en choeur par une audience sous le charme ! La performance de Mohamed Réda, une figure de la chanson marocaine moderne qui a partagé l’affiche de la scène orientale, a également été ovationnée.

A l’OLM Souissi, c’est de musique latine dont il a été question avec le chanteur colombien J Balvin. Véritable prodige, la star sud-américaine a régalé les festivaliers avec sa tchatche unique et ses compositions empreinte de rythmes reggaeton. Idem pour la sublime Rosalía, qui a elle aussi conquis les spectateurs. Icône espagnole, la chanteuse de 25 ans a montré qu’elle reste attachée à ses racines flamenco, auxquelles elle a ajouté des sonorités urbaines qui ont fait vibrer la foule. Une consécration pour une artiste qui cumule déjà cinq nominations aux Grammy Latinos !

A Salé, la musique marocaine était une nouvelle fois à l’honneur. Avec Zahira Rbatia d’abord, qui a été acclamée par le public. Originaire de Salé, cette interprète à la voix exceptionnelle a excellé dans le raï, l’aïta et la musique chaâbi. Habitué du festival, le Casablancais Mustapha Bourgogne a également fait des étincelles. Considéré comme l’un des artistes les plus populaires de la musique marocaine, l’homme a non seulement brillé par la voix mais par un jeu de violon aussi envoûtant qu’électrisant !

Du Maroc au continent, la scène Bouregreg a mis à l’honneur un groupe sud-africain pas comme les autres. BCUC a livré une prestation folle, naviguant à mi-chemin entre le free jazz, le hip hop des origines, les Stooges dissonants et l’énergie balancée de James Brown. Avec la formation venue de Soweto, le célèbre township de Johannesburg, c’est aussi le souvenir de Fela Kuti et son cocktail afro-beat made in Lagos qui a mis les festivaliers en transe !

De l’énergie, il y en avait aussi ce soir au Théâtre National Mohammed V dont la salle était pleine à craquer. Comme il est de tradition, le Festival Mawazine-Rythmes du Monde a été inauguré un peu plus tôt dans cette salle mythique par un concert d’ouverture qui restera dans les annales : celui du Ballet Flamenco de Andalucía, l’institution la plus emblématique de l’art populaire andalou. Ambassadeur du flamenco depuis sa création il y a plus de vingt ans, la compagnie s’est produite sur les scènes du monde entier. Son passage à Rabat n’a pas dérogé à la règle avec une prestation inoubliable.

Une magnifique introduction à une 18e édition qui s’annonce d’ores et déjà comme un grand moment de fête populaire, de musique et de découverte !

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