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23 mai 2016

Mawazine, Troisième ! Après deux journées de folie

magistrales de Wyclef Jean et Myriam Fares.

Mawazine, troisième ! Après deux journées de folie, le festival a connu un troisième acte tout aussi intense avec le concert de Wyclef Jean, le chanteur, producteur et acteur d’origine haïtienne. Devenu célèbre dans les années 90 aux côtés de Lauryn Hill, avec laquelle il formait The Fugees, Wyclef Jean a été la pièce maitresse de The Score, l’un des albums hip-hop les plus vendus de tous les temps. Mais ce sont surtout les hits de sa carrière solo qui ont parsemé sa monumentale prestation livrée hier soir sur la scène de l’OLM Souissi. Lauréats de trois Grammy Awards, le musicien hors pair a fait danser les milliers spectateurs réunis pour l’occasion. Au cours de son show à l’américaine, Wyclef Jean a rendu un hommage appuyé au public, faisant monter sur scène des enfants ainsi que la troupe marocaine Batucada. Le chanteur a aussi joué du luth et pris un bain de foule à l’issue duquel il est revenu sur scène avec le drapeau du Maroc.

Une soirée grandiose de la part d’un artiste qui laissera un souvenir indélébile !

Une autre superstar avait rendez-vous le même soir avec les festivaliers. Sur la scène Nahda, pleine à craquer, celle que l’on surnomme la Reine de la scène, la grande Myriam Fares, a offert un spectacle d’anthologie. La chanteuse libanaise, également actrice et danseuse, a commencé son concert avec une chanson marocaine, Sawt El Hassan, entourée du drapeau du Maroc. Par la suite, elle a livré ses plus grands titres et réinterprété avec brio des chansons arabes modernes et populaires, revisitant certains classiques marocains. Toujours ouverte à la créativité et aux nouvelles tendances, Myriam Fares a brillamment montré combien son immense talent en faisait une étoile incontournable de la musique arabe.

De rythmes et de très belles énergies il était aussi question sur la scène du Bouregreg, où les 11 porte drapeaux de l’Orchestre National de Barbès ont célébré les vingt ans du groupe avec un brassage musical qui n’a laissé personne indifférent. Entre sons d’Afrique du Nord et musiques rock, reggae et ska cuivré, la formation a revendiqué avec joie et humour l’image d’un patchwork multiculturel, intelligent… et irrésistiblement festif !

Dans une atmosphère plus intimiste, le Théâtre National Mohammed V a accueilli les héritiers d’une grande famille d’oudistes, trois frères originaires de Nazareth et formant le Trio Joubran.

Très impliquée dans la défense et la diffusion de la culture palestinienne, la formation, qui se produit régulièrement en Europe et aux États-Unis, a interprété ses plus belles créations sous les applaudissements nourris du public. Le Trio Joubran a profité de ce concert pour rendre hommage à deux hommes qui ont marqué l’histoire de la musique arabe : le luthiste marocain Said Chraïbi et le poète palestinien Mahmoud Darwich.

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